Ils-elles créent leur boîte

13/11/2015 - 11H38

Accompagner les jeunes diplômés en recherche d’emploi : tel est l’objectif de l’association Cojob, créée en janvier 2014 par Marie Grimaldi et Clémentine Bouyer. Une initiative qui répond directement à des besoins que les deux fondatrices ont bien connus.

Marie Grimaldi et Clémentine Bouyer, fondatrices de Cojob

L’idée

Depuis sa création en janvier 2014, l’association Cojob accueille chaque mois 10 jeunes diplômés (dès bac +3 et âgés de moins de 35 ans) pour les accompagner durant leur période de recherche d’emploi. « L’idée est d’optimiser ce laps de temps et de lutter contre le gaspillage de compétences en réalisant des missions de bénévolat en binôme », explique Marie Grimaldi, cofondatrice de Cojob. Les jeunes diplômés (ou « jobeurs ») ont ainsi la possibilité de se rendre pendant 4 semaines au Cospace (situé dans le 19e) afin de bénéficier d’ateliers collectifs, de rechercher un emploi et de travailler bénévolement pour une association ou un entrepreneur local.
 

L’histoire

Une histoire peu commune que celle de Cojob ! « Clémentine Bouyer, ma collaboratrice, et moi nous connaissions depuis la 6e, sans jamais nous perdre de vue. En septembre 2013, nous avons postulé à la même offre d’emploi malgré des parcours professionnels très différents. C’est à cette occasion que nous avons découvert que vous avions des objectifs professionnels communs et que nous étions toutes les deux intéressées par l’accompagnement et l’insertion », se remémore Marie Grimaldi. « Notre attirance commune pour l’accompagnement nous a poussé à créer Cojob, qui répond à des besoins que nous avons rencontrés personnellement : retrouver un rythme de travail au quotidien, être entourées et se sentir utiles ». Les deux amies font alors appel à L’Atelier, qui les met en contact avec la Couveuse de l’économie sociale et solidaire EPICEAS. Cojob est ensuite choisi par la Région Île-de-France pour être lauréat de l’appel à projets « Soutien aux projets socialement innovants », leur permettant d’obtenir un soutien financier de 25.000 €. « Nous avons également profité d’une aide de la Mairie de Paris, nous permettant de développer notre visibilité grâce à des stands sur des forums pour l’emploi », ajoute-t-elle.
 

Et après ?

Si l’association a pu profiter de l’accompagnement de nombreux organismes franciliens, Cojob souhaite aujourd’hui voler de ses propres ailes. « Nous aimerions arriver à un auto-financement à hauteur de 60 % d’ici fin 2016 et dépendre de moins en moins de subventions », indique Marie Grimaldi. « Nous nous apprêtons également à lancer une plateforme digitale le 19 novembre, dont le but est de créer des groupes de recherche d’emploi dans différentes villes. Cette initiative permettra aux jobeurs de se rencontrer, de partager leurs bons plans, et de chercher du travail ensemble », annonce-t-elle. Une manière supplémentaire de dynamiser une période complexe que de nombreux  jeunes diplômés rencontrent.

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